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COMPIEGNE s’affirme comme la « SiliconValley » de la bioraffinerie

Publiée le 21/10/2011

La ville est devenue leader dans le secteur de la chimie verte. Grâce à la mobilisation des acteurs académiques et industriels.

 

Le projet Pivert – pour Picardie innovations végétales, enseignements et recherches technologiques – résume à lui seul les enjeux de formation et de R&D de Compiègne. Pivert, l’un des deux lauréats de l’appel à projets national d’instituts d’excellente en énergies décarbonées est le seul dédié intégralement à la chimie du végétal. Ses objectifs sont de remplacer les matières premières d’origine fossile par d’autres issues des ressources renouvelables agricoles et forestières pour produire des molécules chimiques.

L’institut regroupera à COMPIEGNE toutes les compétences technologiques et scientifiques nécessaires à la genèse de la bioraffinerie végétale de demain.

Le projet est porté par l’université technologique de COMPIEGNE (UTC 4 000 étudiants), le pôle de compétitivité Industries et Agro-Ressources (IAR) et le groupe agro-industriel Sofiprotéol (5.6 miliards d’euros de chiffre d’affaires, 6 400 salariés), spécialisé dans les oléagineux.

C’est à côté du site industriel du groupe, qui va concentrer toute sa recherche dans l’oléochimie, que va se déployer Pivert. Un investissement de 220 Millions d’€uros sur dix ans qui devrait réunir plus de 150 chercheurs l’explique Jean-François Rous, directeur de l’innovation chez Sofiprotéol, le projet Pivert n’est pas arrivé à Compiègne par hasard ! Si la ville, qui avait déjà reçu le label « technopôle » en 2005, s’impose comme une des » capitales de la bioraffinerie », c’est parce que les acteurs de l’industrie chimique et de la recherche académique (UTC, ESCOM…) installés sur son territoire ont ensemble pris le tournant de la chimie verte.

L’ARC (Agglomération de la région de COMPIEGNE) a été en mesure de proposer pour la halle technologique du dispositif Pivert un terrain sur le parc techno des Rives de l’oise. Ce parc abrite une pépinière d’entreprises »technologiques » où sont accueillies 22 jeunes pousses, dont la moitié issues de l’UTC. La culture d’ouverture de l’UTC (dans le TOP 10 des écoles d’ingénieurs pour la création de start-up) au monde industriel contribue aussi à faire de la vallée de l’Oise la « SiliconValley » de la bioraffinerie. Après la fermerture de l’usine Continental en 2009 (1100 emplois supprimés), l’agglomération a entrepris d’accélérer le renouvellement du tissu économique de la vallée de l’Oise.

Dans le cadre de Pivert, elle va construire, avec le soutien de la Région, la halle technologiques de 4 000 m², pour un montant de 8 millions d’€uros. «  Il y aune volonté des acteurs industriels et académiques et des collectivités de construire une machine à innover dans le secteur des huiles et de la biomasse ligno-cellulosique (résidues agricoles), souligne Jean François ROUS, de Sofiprotéol. L alibellisation de Pivert est la concrétisation de choix stratégiques déterminants et d’appuies sur une existant unique en son genre », le territoire réunissant à la fois la matière première agricole et un tissu très dense d’industriels de la chimie et d’acteurs académiques.

DEMARCHE PARTENARIALE

« Le label accordé au projet Pivert est le couronnement de toute la démarche partenariale que l’ARC et le secteur industriel, ici représenté par Sofiprotéol, analyse Philippe Marini, sénateur-maire (UMP) de Compiègne et président de l’ARC. Nous avons été efficacement accompagnés par la Région. Les acteurs du territoire ont su se présenter unis autour de ce projet », souligne l’élu, rappelant que le « territoire » avait déjà joué collectif en 2008 pour accueillir l’ Escom( Ecole supérieure de chimie organique et minérale, 500 étudiants.) Cette école, qui a établi de nombreuses synergies avec L’UTC, est venue renforcer l’attractivité de Compiègne en matière de chimie verte.« Peu de villes de taille de Compiègne disposent d’un outil de formation et d’innovation aussi attractif », rappelle Philippe Marini.

Compiègne soutient par ailleurs le secteur des transports « intelligents » - autre pilier de L’UTC – et les transports multimodaux. Profitant de sa situation sur le futur cana Seine-Nord, de l’ARC est impliquée dans un projet de centre d’essais fluvial.

 

Agglomération de la région de Compiègne (ARC) en chiffres :

Population : 74 064 Habitants

Pôles de compétitivité : 0

Laboratoires : 7

Etudiants : 69 pour 1 000 habitants

Création d’entreprise : 10,74%

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